Les placements au Zimbabwe et au Nigeria du sud-africain Allan Gray, ont connu des défis sur les 18 mois s’achevant fin septembre 2019

(Agence Ecofin) – Les placements au Nigeria et au Zimbabwe du fonds panafricain contrôlé par le gestionnaire de fonds sud-africain Allan Gray ont connu un certain nombre de défis sur les 18 mois s’achevant fin septembre 2019, a appris l’Agence Ecofin de données officielles.

Au Zimbabwe, la raison de cette contreperformance est monétaire. Allan Gray y évalue la valeur de son portefeuille en dollar américain. Or depuis juillet 2019, les autorités ont introduit un régime de change flottant, ce qui a conduit à une dévaluation de la monnaie locale. La valeur en cette monnaie des actions des sociétés du Zimbabwe Stock Exchange ayant elle aussi baissé, cela explique la mauvaise performance en dollar américain du placement.

En effet, lorsqu’on prend des entreprises du portefeuille d’Allan Gray comme le brasseur Delta Corporation ou des sociétés comme Econet Wireless et Cassava Smartech, leurs valeurs boursières en monnaie zimbabwéenne ont baissé, constituant des pertes pour ceux qui y ont investi en dollar.

Au Nigeria, Allan Gray Panafrican Fund est particulièrement exposé au secteur bancaire qui, en grande majorité, a perdu de la valeur. Selon des données collectées par l’Agence Ecofin, 9 banques sur les 13 présentes sur le Nigerian Stock Exchange ont affiché des rendements négatifs entre début janvier et le 12 décembre 2019. Pour ce qui est du fonds, les banques nigérianes représentent 21% de son portefeuille et leur valeur à la fin septembre s’est affichée en baisse de 33%, sur les 18 mois précédents.

« L’environnement réglementaire est devenu plus difficile, car la Banque centrale du Nigeria a imposé des charges supplémentaires onéreuses et coûteuses au secteur qui a été déclassé en conséquence. La valeur de l’action de Zenith Bank, notre plus grand investissement au Nigeria, est passée de 27,5 nairas à 18,7 nairas au cours de la période, malgré des bénéfices au premier semestre 2019, en hausse de 8% par rapport à celui de la même période en 2018 », a commenté Andrew Lapping, le principal responsable du Fonds.

Mais, dans les deux cas, que ce soit celui du Zimbabwe ou du Nigéria, la frustration reste limitée. Malgré les perturbations macroéconomiques dans le pays du défunt Robert Mugabe, la trésorerie libre d’une entreprise comme Delta Corporation reste assez élevée, autour de 50 millions $, car la bière reste un produit très consommé sur ce marché. Quant au Nigeria, la perte de valeur boursière est compensée par un solide rendement de dividende de 15%. Un niveau qui est bien au-dessus de l’inflation et des variations de changes sur le naira.

Idriss Linge

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by : Agence Ecofin

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