Les banques centrales des pays développés livrent une difficile lutte contre la stagnation et la récession économique

(Agence Ecofin) – La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé le succès de son opération visant à injecter 1310 milliards d’euros dans des banques sous sa supervision. Le but ultime : relancer la croissance tant recherchée par toutes les banques centrales des pays développés en ces moments de stagnation.

Les économies notamment celles des pays développés se sont mises en ordre de bataille pour relancer la moindre étincelle de croissance, avec à chaque fois en ligne de mire le sentiment des marchés boursiers sur les différentes interventions de politique monétaire ou budgétaire. Jeudi 18 juin 2020, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé avoir injecté avec succès, près de 1310 milliards d’euros dans des banques commerciales sous sa supervision.

En soi le mécanisme est simple ; l’institution reprend certains des titres de créances que ces banques ont sur les gouvernements européens contre de l’argent. L’opération est appelée « refinancement ciblé à plus long terme ». L’annonce de la BCE a naturellement satisfait les marchés aussi bien boursiers, qu’obligataires. De nombreux pays du sud de l’Europe dont les taux sont sensibles au sentiment des investisseurs ont reculé.

La BCE n’en est pas à sa première opération du genre et surtout, n’est pas la seule dans ce schéma au sein des économies développées. Le Japon a adopté cette pratique depuis 1990. En Grande-Bretagne, la Bank of England (Banque centrale) a annoncé un nouveau programme de rachat des titres publics auprès des banques, à hauteur de 100 milliards de livres sterling. Cela porte le total de son intervention à 745 milliards de livres depuis le début de l’année. 

Aux Etats-Unis, les responsables de la politique monétaire ont franchi une nouvelle étape et rachètent désormais les titres de dette émis par les entreprises sur les marchés financiers. La FED a pour cela signé un accord avec BlackRock, le plus important gestionnaire d’actifs de dette au monde, pour ce programme annoncé à hauteur de 750 milliards $.

A la quête d’une croissance qui risque de se faire attendre

Le but ultime de toutes ces interventions est de relancer la croissance économique. Un problème qui existait déjà, et qui s’est aggravé avec le coronavirus. La question aujourd’hui est de savoir quel montant faudra-t-il injecter pour atteindre cet objectif de croissance. Selon l’Institute for International Finance, près de 11 000 milliards $ de dettes supplémentaires ont été contractés par les pays du monde depuis le début de l’année pour stabiliser la situation et relancer la croissance économique. Une part importante de ces emprunts est le fait des USA, les pays européens, et le géant d’Asie qu’est la Chine.

Malgré ces actions, les diverses prévisions continuent d’être peu rassurantes. Dans une récente intervention publique l’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, a fait savoir que l’institution pourrait de nouveau réduire ses perspectives de l’économie mondiale qui pour plusieurs pays et régions du monde se traduisent par des récessions notables. Ce vendredi 19 juin, des sources concordantes ont annoncé une baisse de la croissance en zone Euro de l’ordre de 13% au deuxième trimestre 2020, avec une probable reprise de seulement 5,1% en 2021.

La bataille que livrent les gouvernements contre les récessions ou les faibles croissances semble perdue d’avance. Certains relais existent, mais il faudra être prêt à lire différemment l’économie mondiale. Avec une population jeune, compétente et en quête d’épanouissement, l’Afrique avec ses 1,2 milliard d’habitants se présente comme point de relance indiqué. Sa dette moyenne par habitant est très faible (moins de 400 $ contre une moyenne de plus de 30 000 $ pour les pays développés), les opportunités d’investissement y sont importantes. À côté de l’Afrique, on retrouve l’Asie-Pacifique qui dans les prévisions du FMI du mois d’avril, est la seule à mieux faire que l’Afrique.

Idriss Linge

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by : Agence Ecofin

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