25 milliards $ d’emprunts possibles jusqu’en 2026, mais…

(Agence Ecofin) – Le Kenya peut encore s’endetter pour près de 25 milliards $ au cours des cinq prochaines années. Cela représente une opportunité pour les investisseurs qui ciblent les produits de dette. Mais une analyse rigoureuse de la soutenabilité de la dette du pays doit être menée.

Le Kenya peut encore s’autoriser 5 années de déficit budgétaire en l’état actuel de ses finances publiques, a constaté l’Agence Ecofin des données sur la Loi de finances exercice 2020/2021. Le déficit budgétaire prévisionnel qui est le surplus des dépenses publiques à effectuer lorsque les recettes budgétaires sont inférieures sera de 600 milliards de shillings kényans (5,57 milliards $).

Ce niveau de déficit est dans la moyenne de ceux des 5 précédents exercices budgétaires, et même en dessous du déficit budgétaire de l’exercice 2019/2020. Le gouvernement de ce pays qui est la première économie d’Afrique de l’Est peut à ce rythme s’autoriser encore un peu plus de 4 années de déficit budgétaire. En effet, le mode de mesure de la soutenabilité de la dette a été changé en octobre 2019.

Plutôt que d’avoir comme repère une dette au maximum égal à 50% du produit intérieur brut (PIB), il a été autorisé que le pays puisse s’endetter à un niveau maximal de 9000 milliards de shillings. Or selon les statistiques officielles, la dette publique du Kenya est actuellement de 6300 milliards de shillings, ce qui laisse encore la possibilité d’emprunter jusqu’à 2700 milliards de shillings. Cela représente 4,3 fois le déficit budgétaire moyen des 5 derniers exercices budgétaires.

La nouvelle devrait plaire aux investisseurs qui financent ce déficit. Le gouvernement leur rend la pareille en aménageant chaque fois une part considérable de ses ressources au remboursement de la dette. En 2019, le service de la dette a représenté 45,2% des recettes budgétaires. L’analyse de la capacité du Kenya à toujours rembourser ses dettes diffère pourtant selon les critères choisis.

Pour le Fonds monétaire international qui prend en compte le poids de la dette publique sur le PIB, ou encore le poids de la dette extérieure par rapport aux revenus d’exportation, le pays est devenu surendetté. En effet, la dette publique kényane représentait fin 2019 l’équivalent de 62,5% de son PIB. Avec des projections de croissance plutôt modeste, le seuil des 70% sera rapidement atteint en 2021.

« Les niveaux d’endettement élevés du pays sont devenus une préoccupation, tant le ratio dette / PIB que le ratio service de la dette / recettes ont dépassé le seuil recommandé. Nous nous attendons à ce que l’économie soit confrontée aux défis budgétaires découlant de la pandémie de coronavirus. Ce sentiment a été repris par divers organes faisant autorité, indiquant une éventuelle nouvelle dégradation de la solvabilité du Kenya », a rappelé la firme d’analyse et de gestion basée au Kenya, Cytonn Investments.

Pour le moment, le pays peut jouir d’un sentiment positif des investisseurs de la dette internationale sur ses eurobonds. Les rendements de ces produits financiers sont de nouveau en baisse ; signe que la demande des investisseurs est au rendez-vous. Pour les pessimistes, cela ne traduit pas de solides fondamentaux pour l’économie kényane, mais un effet de gain à court terme, en raison des faibles opportunités de rendement qu’offre le marché de la dette dans les pays développés.

Idriss Linge

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by : Agence Ecofin

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