la hausse des prix creuse les pertes potentielles pour ceux ayant investi sur les titres de la dette publique

(Agence Ecofin) – A fin avril 2020, les titres de la dette du gouvernement nigérian à 12 mois ont rapporté en moyenne 4%, tandis que la hausse générale des prix sur les marchés était de 12,3%. Cela a créé une perte potentielle de 8,3% pour les investisseurs qui y sont engagés. Il existe toutefois des opportunités.

Au Nigeria, les taux d’intérêt réels sur les titres publics remboursables dans un délai d’un an se sont enfoncés à -8,3% au terme du mois d’avril 2020. Au moment où cette catégorie des bons du Trésor du gouvernement qui est la référence dans le pays rapportait un peu plus de 4%, le taux d’inflation lui était à 12,3%. Dans la logique financière, le vrai gain des investissements sur les titres de dette se mesure en comparaison principalement avec le niveau d’inflation.

En effet, une des raisons pour lesquelles les acteurs économiques investissent ou épargnent, c’est parce qu’ils souhaitent maintenir dans le temps, le même pouvoir d’achat. Si sur une certaine période, la hausse généralisée des prix atteint un rythme plus élevé que la rémunération de l’épargne ou de l’investissement, le rendement net réalisé devient négatif.

Dans le cas du Nigeria, les investisseurs se retrouvent avec très peu d’options. Ils sont pris entre une politique monétaire qui doit s’adapter à situation de crise en abaissant les taux, et une gouvernance économique qui a décidé d’augmenter les taxes sur la consommation ; ce qui a contribué à accélérer la hausse des prix. Les analystes nigérians espèrent que le gouvernement étant dans la contrainte de solliciter son marché local de la dette, les taux d’intérêt pourront repartir à la hausse, réduisant ainsi l’écart avec l’inflation.

Ce qui est un problème pour les investisseurs nigérians pourrait devenir une opportunité pour ceux notamment de la zone UEMOA qui est économiquement proche du Nigeria. Le niveau d’inflation y est annoncé à 1,6% dans les huit prochains trimestres. Si les rendements des obligations de référence du Nigeria sont plus faibles comparés à ceux des pays de l’UEMOA, le marché nigérian de la dette est plus important et permet de gagner plus dans une perspective de volume d’affaires.

Idriss Linge

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by : Agence Ecofin

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