Le Crédit suisse lance avec le Qatar un fonds de financement privé de plusieurs milliards $

(Agence Ecofin) – Le Crédit suisse et le Qatar Investment Authority lancent une entité de financement privé. Ce projet ciblera l’Europe et les Etats-Unis. Il survient alors que les crédits privés continuent d’être demandés, notamment par des entreprises dont le profil de risques est élevé.

Le Crédit suisse à travers sa branche de gestion des actifs s’est associé à la Qatar Investment Authority (QIA) pour former une plateforme de financement privé direct de plusieurs milliards de dollars. La coentreprise a pour objectif d’apporter des financements non bancaires à des entreprises moyennes, mais d’une importante envergure, ainsi que les grandes sociétés basées en Europe et aux Etats-Unis.

« Nous pensons que ce partenariat stratégique avec QIA présente des opportunités uniques pour les emprunteurs à la recherche de solutions de crédit de pouvoir s’associer à nos franchises de gestion d’actifs et de banque d’investissement », a fait savoir Eric Varvel (photo), président de la banque d’Investissement au sein du groupe financier suisse, commentant cette information. 

« Nous entrevoyons un potentiel important dans le marché du financement privé qui est en pleine croissance et nous sommes ravis de travailler à nouveau avec Le Crédit suisse. Ce partenariat stratégique, avec l’un des principaux leaders de la gestion d’actifs est aligné sur les objectifs de QIA en tant qu’investisseur diversifié à long terme dans toutes les classes d’actifs aux Etats-Unis et dans le monde », a renchéri Mansoor Al Mahmoud, directeur général de l’institution qatarie.

Le marché des crédits non bancaires a progressé au cours des cinq dernières années, mais a trouvé une nouvelle vigueur avec le coronavirus. Comme il repose sur des prêts qui n’ont pas de contraintes en termes de fonds propres et de couverture des risques, les entités qui les octroient ont trouvé un terrain fertile, avec la baisse des émissions d’obligations corporatives et des prêts syndiqués par des entreprises au profil assez risqué.

QIA et Le Crédit suisse n’ont pas déterminé quel sera le montant à la disposition du nouveau véhicule d’investissement. La Banque suisse possède déjà d’un portefeuille de prêts non garantis d’une valeur de 60 milliards $. Son actionnaire est à la tête de près de 300 milliards $ d’actifs sous gestion. La nouvelle joint-venture vient trouver un marché de près de 800 milliards $, selon Bloomberg.

Idriss Linge



by : Agence Ecofin

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