Le suisse Lombard Odier fait un pas de plus vers la finance durable

(Agence Ecofin) – Le groupe d’investissement suisse Lombard Odier et l’Université d’Oxford ont lancé un partenariat en ce qui concerne la finance durable. Bien plus qu’un effet de mode, ce concept est devenu un élément décisif dans la gestion des investissements et entreprises dans le monde.

Le groupe d’investissement suisse Lombard Odier et l’Université d’Oxford ont lancé un partenariat de cinq ans pour stimuler la recherche et l’enseignement en matière de finance et d’investissement soutenables avec un accent particulier sur le changement climatique, l’économie circulaire et la protection de la nature. Les deux partenaires souhaitent créer une plateforme d’échanges de connaissances entre universitaires et professionnels des services financiers.

Cette collaboration contribuera à faire de la finance soutenable un domaine majeur de recherche universitaire au niveau international. « Nous considérons la durabilité comme une opportunité d’investissement – une opportunité de rendements importants pour nos clients », a déclaré Hubert Keller, partenaire gérant chez Lombard Odier, selon des propos rapportés par Bloomberg. « Nous sommes au bord d’un virage majeur dans le modèle économique. Certaines entreprises vont complètement se repositionner tandis que d’autres souffriront beaucoup », a-t-il ajouté.

Au-delà des questions liées au changement climatique, la finance soutenable a connu un regain d’intérêts avec la pandémie de coronavirus, dont les conséquences continuent de se faire sentir. De nombreux investisseurs sont désormais sensibles, non plus seulement à la rentabilité, mais aussi à la capacité des entreprises à évoluer en tenant compte de la possible survenance des risques et des moyens pour en minimiser les effets.

Selon un rapport de la Global Sustainable Investment Alliance, l’investissement durable avait déjà progressé de 34 % dans le monde entre 2016 et 2018 pour atteindre 30 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. A côté de cela, les agences de notation et même de grands groupes financiers et industriels sont de plus en plus conscients de la nécessité d’intégrer une politique de prise en compte de leur environnement d’exploitation.

Parmi les engagements les plus récents de grands groupes cotés en bourse, le suisse UBS qui gère près de 2600 milliards $ de fortune dans le monde a indiqué qu’il offrira plus de services de finance durable pour répondre aux besoins de ses clients. L’opérateur minier BHP Billiton a pour sa part assujetti le paiement des bonus à ses dirigeants au niveau des performances de ceux-ci en termes de limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Le groupe d’investissement est aussi présent en Afrique. Il est par exemple un actionnaire de poids au sein du capital de MTN, un des plus importants groupes de télécommunications en Afrique. Il est donc question de voir si les enseignements tirés de la collaboration avec l’Université d’Oxford seront profitables à ses activités directes et indirectes sur le continent noir.

Idriss Linge



by : Agence Ecofin

Source link

Capital Media

Read Previous

how the quest to maximise screen size is driving major innovation

Read Next

China opens anti-subsidy probe on some U.S. glycol ethers imports By Reuters

%d bloggers like this: