l’ampleur des risques dans le secteur bancaire européen sera mieux connue en 2021

(Agence Ecofin) – Les banques européennes ont présenté pour le premier semestre 2020, une certaine stabilité dans leurs comptes. Mais pour plusieurs analystes, notamment ceux de S&P Global Ratings, il faut attendre pour avoir une lecture plus appropriée de l’ampleur du coût du risque, en rapport avec la covid-19.

En Afrique, plusieurs pays ont appliqué des règles strictes de couverture des risques de crédit et de communication sur le sujet avec les investisseurs. C’est le cas des pays comme le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et dans une certaine mesure le Maroc et la Tunisie.

Mais cette bonne pratique n’a pas été la chose la mieux partagée. Dans plusieurs pays, on peine à lire comment les banques se sont couvertes contre les risques de non-remboursement de crédit du fait de la covid-19.

L’Afrique n’est pas la seule à entretenir l’opacité autour de cette question. En Europe aussi, en raison d’une publication peu détaillée des rapports sur les provisions pour risques de crédit, il est difficile pour les analystes d’avoir une exacte perception du risque que pose ou connaît le secteur bancaire.

« La qualité des actifs de certaines banques européennes peut s’avérer beaucoup plus faible que celle de leurs pairs, affectant les profils de crédit de celles dont les fonds propres sont limités ou qui connaissent d’autres faiblesses importantes, comme la durabilité du modèle économique », ont fait savoir des analystes de S&P Global Ratings à ce propos.

En effet, il est largement admis que les résultats publiés par les banques européennes pour le compte du premier semestre 2020 n’ont pas révélé beaucoup d’informations sur la qualité de leurs actifs, en partie en raison de la difficulté à distinguer ce qui dans leurs bilans relève de leurs actions propres, ou des mesures d’atténuation des pays membres de la zone euro.

On pense que ces informations ne seront pas mieux connues avant  2021, lorsque seront publiés les résultats annuels de l’exercice 2020. Mais en attendant, les investisseurs de ces banques sont très peu informés de la réelle situation. En Allemagne par exemple, le gouvernement a engagé près de 1000 milliards de dollars de soutien aux entreprises, et une prorogation est annoncée pour 2021.

L’application de la norme IFRS 9 qui encadre la gestion des risques par les banques a été mise à rude épreuve dans le secteur bancaire européen, avec la pandémie actuelle. Les conditions de sa pleine application sont aujourd’hui réunies. Elle prévoit en matière d’évaluation des risques sur le crédit que les banques commerciales tiennent compte de l’environnement actuel, mais aussi du futur.

Pour mieux comprendre leurs provisions, les banques doivent expliquer la manière dont elles ont décidé de le faire. Chez S&P Global Ratings, on s’attend à une forte dégradation du coût du risque.

Idriss Linge

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by : Agence Ecofin

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