l’entrée en bourse du fonds des redevances minières prise entre deux feux politiques

(Agence Ecofin) – Au Ghana, des considérations politiques plombent une initiative qui permettrait au pays de se financer sur ses ressources. Au-delà de l’exigence de transparence, ce fonds des redevances aurifères pourrait s’adapter à d’autres ressources du continent.

Au Ghana, l’entrée en bourse d’un véhicule spécial d’investissement qui doit permettre au pays de toucher un maximum de revenus sur ses ressources en or est aujourd’hui prise entre deux visions politiques différentes.

« C’est une initiative très louche et je dis que si je deviens président, je ne respecterai pas cet accord », a fait savoir John Dramani Mahama, ancien président ghanéen et principal adversaire du président sortant Nana Akufo Addo, lors de l’élection présidentielle du 7 décembre prochain.

L’initiative de mettre en place un fonds en charge de mobiliser les redevances payées par les sociétés minières sur les ressources en or du pays est une avancée majeure en Afrique subsaharienne.

L’institution mise sur pied permet au pays de lever des capitaux sur les places financières internationales. Une pratique courante chez les juniors miniers qui s’appuyant sur des titres d’exploration mobilisent des ressources sur les bourses anglaises, canadiennes et australiennes, sur la simple base du potentiel aurifère de leurs projets en Afrique.

La société civile ghanéenne est montée au créneau pour critiquer cette initiative qui est en cours depuis 2018, forçant le gouvernement à suspendre le processus d’introduction du fonds sur les bourses de Londres et d’Accra. Parmi les reproches reviennent le manque de transparence et le risque d’hypothéquer les futures redevances du pays sur des emprunts ou des émissions de titres qui auraient moins de valeur.

Au-delà des critiques formulées, l’initiative devrait pourtant être suivie dans de nombreux pays africains. Le continent ne parvient pas à mobiliser des capitaux sur le marché international à des prix compétitifs, principalement en raison du caractère non formalisé de ses actifs.

Au-delà des ressources comme l’or, l’Afrique abrite la deuxième réserve de captation de carbone, la première réserve de terres dédiées à l’agriculture biologique, des réserves d’eau douce, qui sont autant de ressources, dont une capitalisation bien menée permettrait de mobiliser d’importantes liquidités en devises pour son développement. 

Idriss Linge

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by : Agence Ecofin

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