Aux Etats-Unis tout comme en Chine, les géants des tech font peur, et les batailles se multiplient

(Agence Ecofin) – L’importance des géants américains du digital a grossi avec la covid-19 qui a poussé des milliards d’êtres humains à rester chez eux. Mais aux USA tout comme en Chine, les dirigeants ont à l’esprit qu’ils sont devenus trop gros. Et ça, le monde des médias le savait déjà.

Les géants américains du secteur de la technologie connus sous l’appellation GAFA (Google Apple Facebook Amazon) et qui font aussi partie du top 5 des entreprises cotées sur le marché financier des Etats-Unis, ont collectivement dépensé près de 14,6 millions $ au cours du premier trimestre 2021, pour faire du lobbying auprès de l’administration contrôlée entièrement par les démocrates et leur chef, le président Joe Biden.

L’information donnée par des médias américains qui ont eu accès à cette information renseigne qu’Amazon est la deuxième en termes de dépenses de lobbying sur la période examinée, avec un total de 5,1 millions $ engagés. C’est sa plus grosse dépense trimestrielle dans le secteur après avoir déjà effectué une dépense record de 5 millions $ dans ce sens, au cours du quatrième trimestre 2020.

Facebook vient en deuxième position avec près de 4,8 millions $ dépensés pour faire passer des messages aux décideurs américains. C’est 9% de moins qu’au cours des trois premiers mois de 2020. Alphabet (Google) et Apple ont quant à elles respectivement dépensé 3,2 millions $ et 1,5 million au terme du 1er trimestre 2021. En 2020, les 4 ont dépensé près de 53 millions $ pour ce type d’activité.

Le lobbying est courant aux USA où les entreprises ont le droit de négocier et d’influencer la manière dont les dirigeants prennent des décisions. Une loi encadre d’ailleurs cette activité, et impose de communiquer sur les dépenses effectuées dans ce sens. En l’absence d’une telle disposition législative en Afrique, la pratique est souvent très vite assimilée à la corruption.

Ces dépenses importantes du secteur américain des tech interviennent dans un contexte où de nombreux membres du Parlement américain sont désormais prêts à abolir la situation de quasi-monopole créée par les GAFA. En avril, la Commission judiciaire de cette institution a approuvé un rapport de plus de 400 pages les accusant d’exercer un monopole dans le secteur. 

C’est une étape notable, car le président démocrate de la sous-commission anti-monopole du Sénat américain, David Cicilline, envisage de rédiger une série de projets de loi sur la base des accusations et des recommandations contenues dans ledit rapport.

« Ces nouveaux projets de loi pourraient potentiellement contenir la limitation des secteurs d’activité dans lesquels ces entreprises technologiques dominantes opèrent, la suppression de certains avantages dont elles bénéficient par rapport à leurs concurrents. Ils pourraient également faire face à des défis pour réaliser des acquisitions à l’avenir », expliquent des experts de Data Trek, un analyste américain des données économiques.

Ce scénario n’est pas très loin de ce qu’on a vu en Chine ces derniers jours, mais avec un profil différent. Là-bas aussi, les géants du secteur des technologies incarnés par le groupe Alibaba ou encore Ant Group fondés par le milliardaire Jack Ma sont en train de subir le diktat du puissant parti communiste. En effet, les autorités chinoises sont depuis longtemps conscientes du rôle croissant des sociétés technologiques comme WeChat de Tencent ou Ant Group, dans le système financier national. Il y a des raisons à cela. 

Fondée comme société de service de paiement via le mobile, Ant a évolué rapidement pour devenir une puissance de supermarché numérique, permettant à des millions d’utilisateurs d’investir, de souscrire une assurance et d’obtenir des prêts. L’activité de prêt d’Ant a été un moteur clé de sa croissance récente, avec 500 millions de clients ayant contracté des prêts via Alipay, son application de paiement, au cours des 12 mois précédant le mois d’août 2020, selon la note d’information financière de son introduction en bourse qui a été finalement interdite.

Une limitation sur le monopole des entités comme Facebook et Google ne serait pas une mauvaise chose, notamment pour l’univers des médias. Déjà les deux géants ont mis en place des plateformes qui en font les plus gros médias du monde, sans avoir à faire des dépenses sur des salles de rédaction.

En plus de cela, ils s’accaparent tout le marché de la publicité digitale. Selon un article du journal français, Le Figaro de 2019, Google et Facebook se sont offert 70% d’un marché de 5 milliards d’euros de communication digitale en France. Une situation qui préoccupe, même en Afrique où le marché est encore embryonnaire.

Idriss Linge

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by : Idriss LINGE

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