le Parlement enquête sur une violation du quota d’employés étrangers dans les entreprises télécoms

(Agence Ecofin) – Le ministère nigérian de l’Intérieur estime que 30 000 quotas d’expatriés sont émis en moyenne par an et attribués à près de 4 000 entreprises. Une grande partie n’est pas justifiée, notamment dans le secteur stratégique des télécoms dans lequel les députés veulent voir plus clair.

Les Commissions parlementaires en charge des télécommunications et de l’intérieur enquêtent au sein des sociétés télécoms pour déterminer si elles respectent ou non les règles relatives au quota de travailleurs expatriés prévu par la loi. La Chambre des représentants leur a confié cette mission mardi 4 mai, après l’adoption d’une motion introduite à cet effet par le député Bello Shinkafi, du Peoples Democratic Party (PDP), représentant le district de Zurmi dans l’Etat de Zamfara,

Selon Bello Shinkafi, « de nombreux expatriés conservent encore leur emploi après l’expiration de leur permis et ne le renouvellent pas comme l’exige la loi. Les expatriés bénéficient d’une rémunération et de privilèges inimaginables tandis que leurs homologues nigérians sont moins payés et traités avec mépris dans leur propre pays. De nombreux Nigérians compétents perdent leur emploi et le pays perd plusieurs millions de dollars par an ».

Le 14 avril, lors de la deuxième réunion des parties prenantes pour la validation du Manuel sur l’administration des quotas d’expatriés au Nigeria, le ministre de l’Intérieur Ọgbẹni Rauf Arẹgbẹsọla déplorait déjà une violation flagrante de la loi. « Nous avons vu des cas d’expatriés entrer frauduleusement pour travailler comme maçons, peintres », indiquait-il.

Au Nigeria, le gouvernement a mis en place le système de quota pour permettre aux entreprises de faire appel aux services d’expatriés hautement qualifiés pour une période initiale de trois ans, renouvelable pour deux ans sur une durée de dix ans. La facilité est octroyée par le ministère de l’Intérieur conformément à la partie 5, section 36 (1) de la loi sur l’immigration de 2015 et à la partie 3, sous-section 12 (1&2) du règlement du service d’immigration de 2017.

Dans le secteur des télécommunications, Bello Shinkafi a accusé les sociétés télécoms d’abuser de cette disposition pour importer un nombre important de travailleurs expatriés qui occupent des fonctions que des Nigérians qualifiés pourraient occuper. Les Commissions parlementaires doivent présenter leur rapport d’enquête dans six mois. 

Muriel Edjo

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by : Muriel EDJO

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