le bénéfice net des 6 banques cotées était en hausse de 20,1% au 1er trimestre 2022, mais des risques demeurent

(Agence Ecofin) – Au Maroc, la tendance de hausse que connaissent les bénéfices nets des banques commerciales risque de se poursuivre selon les indicateurs et les analystes. Mais des risques liés à la conjoncture internationale subsistent et méritent une attention des groupes financiers du royaume.

La rentabilité des 6 banques marocaines cotées sur la Bourse de Casablanca s’est améliorée au cours du 1er trimestre 2022, peut-on constater sur la base des communications financières de ces institutions et les calculs de l’Agence Ecofin. Leur bénéfice net consolidé a atteint 334 millions $ sur la période. Il représente deux fois celui de la même période en 2020, et est en hausse de 20,1% comparé à celui du premier trimestre 2021.

Dans ce sillage, le ratio de marges nettes qui évalue la part de chaque unité du chiffre d’affaires converti en bénéfice net a atteint les 18,6%. C’est aussi près de deux fois celui du premier trimestre 2020 (9,7%). Cette évolution des choses fait suite à la réouverture de l’économie marocaine, après deux années perturbées par la covid-19, et au cours desquelles les banques du royaume ont constitué d’importantes provisions pour se prémunir contre les risques de crédit.

La diminution des provisions pour créances douteuses a effectivement joué un important rôle dans les performances des banques marocaines analysées. Selon des données fournies par Capital IQ, la plateforme des données du groupe S&P Global Ratings, ces provisions ont reculé de 22,3% par rapport à celles de la même période en 2021 pour atteindre 270,8 millions $. On a aussi noté une réduction des charges d’intérêts de l’ordre de 10%, qui a apporté un contrepoids à la baisse des revenus d’intérêts et ceux des commissions. 

Cette contreperformance sur les deux différents segments d’activité des banques marocaines confortent la position de l’Agence Fitch Ratings qui, le mercredi 15 juin, a estimé que malgré l’amélioration des marges, des risques subsistent. « Nous nous attendons à ce que cette tendance positive se poursuive, mais elle pourrait être ralentie, car les conditions économiques mondiales défavorables se répercutent sur l’économie locale et exercent une pression sur la qualité des actifs », peut-on lire dans le document. 

Dans la réalité, la conjoncture d’inflation mondiale et la hausse de valeur du dollar américain poussent de nombreuses banques centrales africaines y compris celles du Maroc, à relever leurs taux directeurs. Pour les banques, c’est une chose positive car cela génère plus de revenus d’intérêts. Au Maroc par exemple, la plupart des crédits à l’économie ont une maturité qui ne dépasse pas les 12 mois. Lorsque sera venu le moment de renégocier, les nouveaux taux pourraient connaître une hausse.

Mais cette opportunité renferme aussi le risque de voir les provisions pour créances douteuses repartir à la hausse. Si les entreprises et les ménages font de nouveau face à des difficultés économiques, elles pourraient ne pas rembourser facilement leurs dettes.

La dernière chose à surveiller par les banques marocaines est la présence de certaines d’entre elles en Afrique subsaharienne. Dans la zone UEMOA particulièrement, l’inflation fait peser un risque sur la rentabilité des banques et, selon Moody’s, les sanctions imposées contre le Mali affecteront les revenus des banques qui y sont implantées, dont Attijariwafa (Banque internationale pour le Mali), Bank of Africa Mali et Banque Atlantique Mali (Groupe BCP)

Idriss Linge

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by : Idriss LINGE

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