les dépenses de personnel dans le secteur public resteront un casse-tête budgétaire au cours des 5 prochaines années

(Agence Ecofin) – La gestion des dépenses de personnel dans le secteur public camerounais continuera d’être une source de préoccupation au cours des cinq prochaines années, a appris l’Agence Ecofin d’un document publié par le ministère des Finances. Malgré l’initiative d’épuration qui s’est déroulée dès le début d’année avec la suspension de paiement de plusieurs fonctionnaires jugés fictifs, le problème qui est plus profond est loin de se résoudre.

Dès 2016, l’ensemble des dépenses de personnel représentait déjà 41,3% des recettes fiscales. Un niveau largement au-dessus de la norme communautaire. Cette situation est le résultat d’une croissance de la masse salariale plus forte que celle des recettes fiscales, au cours de la dernière décennie. Les estimations officielles expliquent qu’entre 2006 et 2017, la masse des salaires dans la fonction publique a augmenté à un rythme annuel moyen de 7,8% contre 7,6% pour les recettes fiscales.

Une étude commanditée par le ministère des Finances a mis en évidence le fait que bien que de nombreux recrutements aient été effectués, plusieurs d’entre eux ne sont pas allés en droite ligne avec les objectifs du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi. Il a été constaté un nombre plus important d’enseignants, au détriment des autres corps de métier comme le personnel de santé et autres techniciens. Des recrutements supplémentaires s’avèrent ainsi indispensables.

Mais recruter de nouvelles personnes nécessitera de nombreux arbitrages et cela dépendra surtout de la capacité à mobiliser des ressources fiscales additionnelles. Il faudra aussi tenir compte d’une augmentation des charges salariales qui est liée aux évolutions de carrière.

A cela, il faut ajouter les dépenses de personnel qui travaillent dans les administrations parapubliques. Alors que très peu des 37 entreprises publiques ont généré des marges bénéficiaires au cours de cinq dernières années, les sommes dépensées pour le règlement des salaires de leurs employés ont dépassé la centaine de milliards à chaque fois.

Une solution proposée récemment par le Bureau local de la Banque mondiale a été celle de mieux rationaliser les dépenses sur le personnel, avec la mise en place d’un système de rémunération qui est basé sur le rendement et la compétence. Mais les réformes dans ces domaines sont complexes et, redessiner les acquis peut devenir très rapidement une tâche difficile à surmonter.

Idriss Linge

window.fbAsyncInit = function() {
FB.init({version: ‘v2.3’,appId: ‘103459506425194’, status: false, cookie: true, xfbml: true});
FB.Event.subscribe(‘comment.create’, jfbc.social.facebook.comment.create);
FB.Event.subscribe(‘comment.remove’, jfbc.social.facebook.comment.remove);
FB.Event.subscribe(‘edge.create’, jfbc.social.facebook.like.create);
FB.Event.subscribe(‘edge.remove’, jfbc.social.facebook.like.remove);
};
(function(d, s, id){
var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];
if (d.getElementById(id)) {return;}
js = d.createElement(s); js.id = id;
js.src = “https://connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js”;
fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);
}(document, ‘script’, ‘facebook-jssdk’));
(function(d, s, id) {
var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];
if (d.getElementById(id)) return;
js = d.createElement(s); js.id = id;
js.src = “https://connect.facebook.net/en_GB/sdk.js#xfbml=1&version=v2.5&appId=103459506425194”;
fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);
}(document, ‘script’, ‘facebook-jssdk’));

by : Agence Ecofin

Source link

Capital Media

Read Previous

L’américain SpaceX veut porter à 42 000 le nombre de ses mini-satellites à déployer autour de la terre

Read Next

ITA a investi près de 7 millions $ dans son nouveau centre de données inauguré le 16 octobre

%d bloggers like this: